Rester debout !

Chères presque (bientôt) dé-confiné(e)s !

Merci pour les nombreux messages que j’ai reçu suite à ma précédente lettre où je confiais ma rencontre avec la COVID.
Mais tout de même, je sens qu’une question taraude certains : « Pourquoi, alors que certains n’ont pas un symptôme quand ils sont positifs, ma naturopathe préférée se l’ai-t-elle pris de plein fouet ? »
Haha, j’hésite à vous sortir l’excuse toute faite : « C’est les cordonniers les plus mal chaussés », mais non, ce serait trop facile. Je suis une femme de challenge !

Sachez tout d’abord que si je me suis tournée vers une formation de naturopathe, c’est que j’avais une santé relativement fragile à la base (fragilité intestinale de naissance, aggravée par la pratique du sport de haut niveau).
Et donc, depuis des années, je ne mange plus de gluten, ni de produits laitiers. Oui, c’est moi la pénible qui apporte toujours du houmous et des légumes à tremper dans les soirées pizzas entre copains. Et si je me retrouve souvent la cible des railleries des plus rigides d’entre eux, peu m’importe : les entorses alimentaires se payent trop cher le lendemain. Et de fait, je ne prends plus de plaisir à manger des choses qui me font du mal.
Donc, promis : côté alimentaires, j’étais pas mal.

En revanche, j’ai creusé la question : en naturopathie on ne dit pas maladie, on dit : Le Mal A Dit. Bref, la maladie est là pour nous montrer que quelque chose ne va pas. Et c’est un fait, avant d’être contaminée, mon hygiène de vie laissait à désirer : trop de fatigue accumulée et pas assez d’activité physique. Nous attendions ces vacances de la Toussaint avec impatience pour nous reposer, et nous n’avons pas été déçus : cloués au lit, de force, par le virus !

Prévenir plutôt que guérir ?

La prévention, on en parle beaucoup dans les médias. Il s’agit de respecter scrupuleusement les gestes barrières :

  • Gel hydroalcoolique qui vous injecte chaque jour un peu d’alcool et autres cochonneries en (fonction des marques) dans le sang.
  • Port du masque, qui pour être efficace implique tellement de recommandations (ne pas le toucher une fois posé, le changer dès qu’on éternue dedans ou qu’il est humide, …) qu’il est franchement douteux qu’il soit bien utile.
  • Et la sacro-sainte distanciation sociale, qui laisse les gens en carence de douceur, d’amour, de lien, …

Mais il manque pourtant bien une donnée essentielle à ce matraquage préventif : l’immunité !

Immunité :  la laissée pour compte de l’épidémie

C’est pourtant bien cette immunité qui fait la différence entre la « petite grippette » de certains et le séjour à l’hôpital d’autres. Et comment optimiser cette immunité ? En adoptant une alimentation équilibrée, en choisissant quelques compléments alimentaires (ça vous le savez déjà si vous lisez mes lettres), et surtout : sortir de la peur et du stress !
Si vous êtes angoissé ou si vous avez peur, vous affaiblissez votre système immunitaire.
Et ça, on a beau le savoir, c’est toujours bien plus compliqué à mettre en place !
Malheureusement aujourd’hui, la plupart des personnes qui me consultent craignent pour leur santé, celle de leur proches les plus fragiles, pour leur avenir, pour celui de leur enfants, … Tout est très complexe, il est impossible de se projeter à moyen terme, et les états dépressifs sont légions chez les confinés.

Quelques herbes pour retrouver le moral ?

Beaucoup d’entre vous cherchent un peu de soleil dans la nuit que nous traversons et se tournent vers le Millepertuis, la plante « anxiolytique » la plus connue.  Il est utilisé depuis plus de 2000 ans pour les troubles psychosomatiques, les déprimes, les états dépressifs, l’anxiété ou l’agitation nerveuse. Il améliore aussi la qualité du sommeil et permet de lutter contre les insomnies. C’est une plante efficace pour réduire le stress. Une panacée ? Peut-être, mais je tiens à vous mettre en garde : le millepertuis doit être pris avec beaucoup de précautions !
Tout d’abord, il possède nombre d’interactions médicamenteuses (n’en prenez pas si vous avez déjà d’autres traitement en cours sans consulter un professionnel de santé qui s’y connaisse, elle est contre-indiquée si vous êtes enceinte, si vous allaitez, si vous prenez une contraception (orale ou patch), si vous présentez des troubles bi-polaires ou schizophrènes, etc. Retrouvez plus d’informations ici).
Enfin, la prise de millepertuis peut induire un état de dépendance. Soyez donc vigilant, le millepertuis ne doit pas être pris en automédication ! Il existe d’ailleurs des anxiolytiques plus doux, comme le safran par exemple. Mais là encore, renseignez-vous.
Enfin, vous pouvez opter pour des plantes adaptogènes, qui vous redonnent de l’énergie. La Rhodiola par exemple vous aide à démarrer le matin !

Des écrans noirs et de l’Amour

En revanche, il est évident qu’il ne faut surtout pas rester dans cet état de stress, peur, inquiétude, angoisse, déprime… Pour deux raisons principales : ce qui stresse votre organisme affaibli votre immunité, et si vous êtes stressé(e)s, vous dormirez mal et peu, ce qui est également délétère à votre immunité.
Donc, positivez, habituez-vous à voir le verre plein (pas à demi-plein, non, plein !!). Encore une fois, évitez les sources d’anxiétés (TV, radio et la plupart des écrans.).. mais, me direz-vous, comment faire pour lire ta lettre Auriana…  C’est un risque à prendre, si vous allez bien, vous n’en aurez pas besoin 😉
Fuyez les personnes nocives, dormez, riez, sortez et faites des câlins à tous ceux que vous pouvez. Même masqué si vous sentez que vous n’avez pas le choix (lisez cet article de SudOuest pour des câlins masqués en toute sécurité). Le simple contact humain, même à travers les vêtements réchauffe le cœur et fait tellement de bien ! A vous de poser vos limites à ces contacts en veillant à bien évaluer ce fameux « bénéfices/risques », dont parle si bien le docteur Louis Fouché.

Je ne résiste d’ailleurs pas à cette petite infographie détournée (Crédit: RéinfoCovid)

Une petite cure de Magnésium

Si vous vous nagez aujourd’hui dans un océan de stress et que la première plage n’est toujours pas en vue, je vous recommande en urgence une petite cure de magnésium. Sachez qu’un stress vous fait excréter le magnésium de vos cellules. Libéré dans le sang, il est alors conduit vers la vessie et en grande partie éliminé dans vos urines. Mais ce qu’il y a d’insidieux avec le couple [stress-magnésium], c’est que plus vous êtes carencés en magnésium (à cause du stress), plus vous êtes stressables… et le cercle vicieux s’installe. Assurez-vous de prendre un sel de magnésium assimilable (bisglycinate, glycérophosphate ou citrate accompagné si possible de vitamines B et de Taurine). Cette cure va vous aider à stopper le cycle infernal.

Dans ma prochaine lettre, on parle des fleurs de Bach pour cet automne 2020 ?

Prenons soin de nous !

Pour info, mon cabinet reste ouvert pour les soins. Les consultations sont possibles en visioconférence !

PS : Cette lettre vous a plu ? N’hésitez pas à la partager ! Si vous souhaitez vous abonner à mes mailing, envoyez moi un mail à bauriana@gmail.com, et pensez à consulter mes précédentes lettres.

Ma rencontre avec la COVID

Bonjour à tous !
Alors, comment vous sentez vous après presque 3 semaines de ce nouveau confinement ? Entre le travail, la Covid et Hold Up, l’actualité est dense, les cerveaux chauffent, les esprits s’échauffent… Je ne vais donc pas vous inviter aujourd’hui à rester zen, c’est quasi impossible !
En revanche, j’aimerai vous raconter une petite histoire, ma rencontre avec la COVID !

Il était une fois un gentil mari (le mien), qui aimait beaucoup sa femme (moi), mais qui ne pu s’empêcher de lui refiler la Covid après avoir lui-même été contaminé sur son lieu de travail. C’était au tout début des vacances de la Toussaint, vacances qui laisseront un souvenir impérissable de confinement avant le re-confinement.
Pour ceux qui n’ont pas été contaminés, nos premiers symptômes ont été édifiants : maux de tête, fièvre, douleurs articulaires et fatigue. Pour ma part troubles digestifs (nausées et diarrhées) se sont invités en plus (moi qui voulait faire mon petit jeûne d’automne, finalement ça s’est fait tout seul !).

En aparté, et pour bien comprendre cette histoire, je dois d’abords vous partager la vision des virus selon la naturopathie  (mais pas seulement, cette vision est partagée par nombre de médecines ancestrales) : l’affection virale est généralement un processus de nettoyage du corps. Aussi, quand un virus grippal vous choisit comme hôte (chanceux que vous êtes), il vous fait jeûner, vous oblige à rester au lit, vous secoue un peu, et vous fait ressentir pleinement (et douloureusement) toutes les parties de votre corps (un corps peut-être négligé ces derniers temps…)
Puis, normalement, le corps réagit pour chasser cet invité surprise, déjà douillettement installé : la fièvre monte et les virus n’aiment pas la chaleur. Pour ma part, j’ai rarement de la fièvre, alors je la stimule artificiellement quand je sens quelques symptômes (bain hyperthermique, boissons chaudes à base de plantes qui font monter la température, bouillotte et hop, sous la couette).

Pour reprendre mon histoire, j’ai passé trois jours au lit, oscillant entre 39 et 40°, et littéralement entortillée dans mes couvertures, me tournant et me retournant. Je me suis alors sentie comme une chenille en pleine conception de sa chrysalide. Je me répétais que tout cela me nettoyait et que j’allais devenir un merveilleux papillon.
Je vous assure que lorsqu’on aborde la maladie sous cet aspect (en faisant confiance à son corps et à tout ce qui nous arrive globalement dans la vie), tout se passe bien mieux que si on lutte la peur au ventre, en se voyant déjà intubé en réanimation. Certains appellent ça l’effet placébo. Pour ma part, je préfère parler de puissance de l’intention.
Avec mon mari, nous nous sommes même permis pris quelques fous rires en nous observant l’un l’autre nous trainer en grimaçant dans la maison : nous avions un petit aperçu de ce qui nous attendait pour nos vieux jours. Mais l’amour et la confiance étant là, il était bon d’en rire !
Je suis allée chez le médecin, pour un arrêt de travail, j’ai eu le droit à un test et du doliprane : « Je ne peux absolument rien vous proposer d’autre madame, il n’y a rien qui soigne le virus ».
Je suis donc passée par la pharmacie, certainement pas pour le doliprane (il coupe la fièvre et empêche mon corps de réagir !), mais pour prendre oligo-éléments, plantes stimulantes de l’immunité, vitamines et homéopathie.
Au bilan : nous avons eu 3 jours de forts symptômes et avons ensuite mis une bonne semaine avant de nous sentir à nouveau en pleine forme (sans besoin de faire de sieste et en ayant retrouvé notre gout et odorat).
Quelques jours plus tard, un ami thérapeute alternatif, m’a assuré que le virus était une sorte de mise à jour, comme un rite de passage. Chanceux que nous sommes !

Et en effet, nous nous sentons plein d’énergie depuis 3 semaines, de vrais papillons 🙂

Pour mes parents, en revanche, ça a été un peu plus compliqué : ma mère a été hospitalisée au bout de 15 jours de fièvre avec une pneumopathie sévère qui a nécessité une lourde antibiothérapie et une assistance en oxygène pendant une dizaine de jours. Son sentiment a été de se sentir traitée comme une pestiférée. Il faut dire que les Urgences de l’hôpital qui l’ont accueilli étaient complètement débordées, et non équipées à recevoir des patients atteints de la COVID. Mais comme il n’y avait plus de places ailleurs, et que son état était relativement stable, ils se sont adaptés, comme ils ont pu. Attention, mon propos n’est absolument pas de juger les personnels soignants, qui s’épuisent depuis 8 mois à jongler entre le manque de moyens, de lit et la peur. Une amie kiné m’a fait suivre la photo du sac poubelle qu’on lui donne à la place d’une blouse quand elle va donner des séances de kiné respiratoire. Mon questionnement concerne le suivi des malades à risque avant qu’ils n’arrivent à l’hôpital.

Il n’est pas bon d’attraper la Covid à 70 ans : on vous donne du Doliprane et on vous somme de rester chez vous jusqu’à ce que ça aille mieux, ou de consulter à nouveau. Le problème, c’est que le mal s’insinue insidieusement. Au bout de 10 jours, on se sent épuisé, mais on se dit que ça va passer… Puis, sournoisement la fatigue, l’apathie et la peur de déranger nous empêchent de retourner chez le médecin. Ma mère n’a pas senti la pneumonie s’installer. Quand elle s’est retrouvée aux urgences, elle avait pourtant moins de 50% de capacité pulmonaire.

Aujourd’hui, mes parents vont mieux, ils ont retrouvé l’appétit, sortent faire leur promenade quotidienne et s’occupent du jardin. J’ai néanmoins une petite amertume coincée au fond de la gorge. Les mots du Professeur Raoult résonnent : « Il faut soigner les gens pour éviter qu’ils n’arrivent trop tard à l’hôpital ». Et alors je me rappelle à nouveau des mots de mon médecin de ville : « Je ne peux vous donner que du Doliprane »… et je m’énerve un peu… j’avoue !
Si vous aussi ça vous énerve, je vous invite à découvrir, si vous ne le connaissez pas encore, le docteur Louis Fouché, un courageux médecin anesthésiste à Conception. J’aime beaucoup sa vision de cette crise, empreinte d’humanité, de philosophie tout en étant très pragmatique sur ce qui se passe aujourd’hui. Il parle communication non violente et je trouve son éclairage lumineux.

Protocole au Naturel

Enfin, pour que vous soyez aptes à vous soigner vous-même en cas de contamination, voici la liste des quelques remèdes qui nous ont été bien utiles :
– Cuivre Or Argent (chez Catalyons ou Labcatal) : une synergie d’oligoéléments pour rebooster votre immunité
– Echynacée/sureau (en gélule ou sirop) : ce sont les plantes qui boostent l’immunité (elles sont donc a éviter en cas de maladie auto-immune!)
– Artémisia Annua : Il s’agit d’une merveille de la pharmacopée Chinoise qui mériterait une lettre à elle seule (ça va arriver !). Elle est parfaitement adaptée face aux virus grippaux. Et a été, semble-t-il très efficace pour nous. Malheureusement, elle est interdite à la vente en France (CQFD). Vous pouvez néanmoins vous en faire expédier par la poste depuis l’étranger ou en planter dans votre jardin pour l’année prochaine (merci Kokopelli pour la vente des graines !)
– Les vitamines (C, D, …) et minéraux (magnésium, potassium, …)
– Zinc : Sachez que la carence en zinc induit une perte du goût et de l’odorat. Alors, est-ce la COVID qui provoque ce symptôme ou la carence en zinc générée dans le corps par le virus ? Dans tous les cas, le zinc va vous soutenir pendant l’infection.
– Les classiques de l’homéopathie : Occilococcinum (j’aime beaucoup le produit Immuno4 de Mint-e, un petit Labo provençal, il en contient, ainsi que des plantes adaptogènes et des fleurs de Bach pour le côté émotionnel. Nous en avons pris tous les jours), mais également Aviaire, Sérum de Yersin et Influenzinum,(demandez conseil à votre homéopathe). Le L52 reste une très bonne solution pour tout ce qui est viral ne pas hésiter à apprendre plusieurs fois par jour une quinzaine de gouttes.
– Les huiles essentielles dont nous avons déjà parlé au premier confinement (ravinsara, tee trea, Laurier noble,…)
– Un petit jeûne ou du moins une éviction des sucres raffinés. A ce propos, je vous livre d’ailleurs la conclusion d’un article publié dans le British Medical Journal par des spécialistes des problèmes métaboliques : « Les patients atteints de Covid-19, hospitalisés avec une hyperglycémie et/ou une hyperinsulinémie devraient être placés sous un régime faible en glucides transformés. Le degré de restriction doit être déterminé par des tests du sucre sanguin, de l’insuline et des cétones. Grâce à la restriction des glucides transformés, les trois facteurs de risques que sont l’hyperinsulinémie, l’hyperglycémie et l’hypertension, qui augmentent l’inflammation, la coagulation et le risque de thrombose, devraient être rapidement sous contrôle. »
– Et puis dormir, dormir et encore dormir J

Tout ces conseils ne vous dispensent évidemment pas de consulter un médecin si les symptômes persistent ou s’aggravent. Mais quitte à rester chez soi, seul avec sa boite de Doliprane, autant s’ouvrir à quelques alternatives ! Il peut-être utile d’ailleurs d’acquérir un oxymètre pour contrôler vous-même régulièrement votre saturation en oxygène.

Un dernier mot pour remercier encore les personnels soignants, que l’on n’applaudit plus, mais qui continuent de payer les pots cassés…

Restons unis, lucides et prenons soin les uns des autres !

Pour info, mon cabinet reste ouvert pour les soins. Les consultations sont possibles en visioconférence !

PS : Cette lettre vous a plu ? N’hésitez pas à la partager ! Si vous souhaitez vous abonner à mes mailing, envoyez moi un mail à bauriana@gmail.com, et pensez à consulter mes précédentes lettres.

Cocooner pour se recentrer

Chers confinés du week-end
 
J’ai mis du temps à vous réécrire, fort occupée à m’efforcer de Vivre au mieux dans ces temps troublés. Et puis voilà que le confinement nous fauche à nouveau, au moment où nous nous sentions retrouver nos ailes.
Un confinement néanmoins bien différent du premier, si bien que finalement j’ai eu beaucoup de mal à trouver mon rythme.

J’ai trouvé cette semaine un second souffle. Il m’a néanmoins fallu un petit électro-choc. C’était un midi, en ce début de semaine. Alors que j’écoutais une émission de santé en répondant à un groupe WhatsApp de parents anti-masque, tout en faisant à manger et en essayant vaguement de recueillir d’une oreille les émotions de ma fille après une matinée d’école… ma deuxième fille, plus jeune, m’appelle depuis les toilettes pour « l’essuyer ». Je me suis vue soudain défaillir.

J’ai épargné à mes louloutes le hurlement primal (mais fort libératoire) que je sentais fort légitimement monter en moi. C’est en effet une pratique à laquelle il peut m’arriver d’avoir recourt, en cas de débordement total de situation. En revanche, j’ai tout éteint : ordinateur, téléphone et même le gaz sous la casserole. J’ai pris une grande inspiration et je me suis concentrée sur la Vie, sur mes enfants… enfin, il était temps !
 
Et vous, comment allez-vous ?
La situation « au-dehors » n’a pas vraiment changé depuis mars : tous les experts (médicaux, politiques, sociétaux,…) se contredisent les uns les autres. Je suppose que vous la plupart d’entre vous avez, comme moi, un mental en surchauffe.
Ou peut-être, qu’avec sagesse, vous avez déjà fermé vos écoutilles à tout cette cacophonie ambiante pour vous centrer sur vous-même, sur vos proches, sur votre « en-dedans »
 
Avec le port du masque obligatoire pour ma fille de 8ans, je suis passée par de nombreuses phases : Colère, révolte, désespoir, résolutions, détermination, … et j’ai eu du mal à trouver ce centrage, à ne pas me faire embarquer par cette lame de fond.
 
Un recentrage pour retrouver son chemin
Avant toute chose, la prise de conscience du problème est la première marche pour retrouver son centre. Prenez ce temps d’analyse. Qu’est-ce qui déborde en vous ?
Puis, un sérieux nettoyage des peurs, angoisses et troubles en tous genres s’impose. C’est ce que je vous propose dans cette lettre pour entamer un processus libératoire des tensions qui se cristallisent indéniablement dans le corps.
 
Le merveilleux soutien des huiles essentielles par l’olfactothérapie
Connaissez-vous l’olfactothérapie ? Pour faire simple, on s’est aperçu que les odeurs agissent directement sur notre émotionnel. Ainsi, en « sniffant » régulièrement quelques fragrances ciblées, nous pouvons volontairement nous plonger dans un état de bien-être, de zénitude ou de médiation. Pratique !
C’est un outil que j’affectionne particulièrement pour apaiser le système nerveux à vif de la plupart des personnes qui viennent me consulter ces derniers temps.
Les huiles essentielles, 100% pures, complètes et naturelles ont prouvé leur grande efficacité, via les soins du corps (qui permettent le double effet physique et émotionnel) mais un diffuseur d’huiles essentielles, voire un modeste mouchoir imbibé de quelques gouttes font également l’affaire en cas d’urgence !
 
La fameuse madeleine de Proust …
Sachez que notre muqueuse olfactive (située dans le nez) transmet les informations olfactives rapidement jusqu’à notre cerveau, qui l’associe à une émotion et recherche dans notre mémoire une situation analogue. C’est ainsi qu’en sentant une odeur évocatrice de notre enfance, on se retrouve plongé dans un souvenir. Une simple odeur est capable d’induire une pensée et souvent une émotion plus ou moins consciente.
 
Quelques huiles pour vous apaiser
La lavande fine (Lavandula angustifolia) représente, au niveau symbolique, le câlin de maman. Cette huile spécialement adaptée pour les enfants, qui par leur empathie encore intacte sont de vraies éponges émotionnelles.
L’essence de bergamote (Citrus bergamia), c’est l’huile anti-dépression à petit prix qui calme rapidement le système nerveux central.
La verveine odorante (Lippia citriodora) est aussi appelée le soleil liquide. Elle aide les insomniaques à trouver le sommeil et distribue de la joie de vivre.
L’Ylang-ylang (Cananga odorata) calme les agités et permet par son action hypotensive de ralentir les tensions des cœurs angoissés.
La camomille romaine (Chamaemelum nobile) est l’huile du lâcher prise, qui nous invite à vivre dans le moment présent.
Le cyprès de Provence (Cupressus sempervirens), fièrement dressé vers le ciel et soutenu par de profondes racines, soutient la méditation et le recentrage pour retrouver une forme de sérénité intérieure
Et enfin, l’angélique (Angelica archangelica) dont le nom latin devrait suffire à vous convaincre. Cette huile à la fragrance terreuse et profonde offre un doux rééquilibrage psychique et physique et ouvre le cœur.
 
Quelques recommandations
Il est préférable de pouvoir sentir les huiles avant de les acheter, pour vous plonger dans un état de bien-être, autant choisir une huile dont vous appréciez la fragrance !
N’hésitez pas à demander si votre magasin possède des testeurs (ou passez au cabinet pour un soin aux huiles essentielles, je vous offrirai volontiers ce partage olfactif). Choisissez une huile de grande qualité, biologique ou sauvage, 100% pure, naturelle et intégrale.
 
Opération détente et recentrage
Lorsque vous aurez choisi votre (ou vos) huile(s) – car il est tout à fait possible de composer en conscience une synergie de deux ou trois huiles de votre choix – vous pourrez alors en appliquer une goutte sur vos poignets puis en humer le parfum. Répétez l’opération 3 à 4 fois par jour (attention toutefois, la plupart de ces huiles sont photo sensibilisantes du fait de la présence de coumarines, alors ne vous exposez pas au soleil). Vous pouvez également vous offrir un moment de cocooning, si vous avez une baignoire. La posologie pour un adulte est de 20 gouttes d’huiles essentielles à diluer dans un petit bol de crème (végétale ou non, moi j’utilise la coco) et 4 poignée de gros sel (ou sels d’Epsaum ou de la mère morte). Mélangez bien le tout avant de verser votre préparation dans un bain bien chaud, et de vous prendre pour Cléopâtre !
 
Pas de baignoire ? offrez-vous une douche aromatique
J’ai déjà parlé de la douche aromatique, une technique pour bien se nettoyer de sa journée ou de sa semaine, je vous invite à la pratiquer aujourd’hui J
Prenez une ou deux cuillères à soupe d’huile végétale (sésame de préférence, mais si vous n’avez que de l’olive dans vos placards, elle suffira bien) que vous verserez dans un petit bol. Ajoutez- y 10 gouttes d’huiles essentielles parmi celle citées si dessus (lavande, bergamote, verveine par exemple). Et nu(e) dans votre salle de bain (vous aurez allumé le chauffage) massez-vous pendant au moins 5 minutes, 10 si vous parvenez à vous offrir ce chalenge.
Ressentez le contact de vos mains sur toutes les parties de votre corps. Insistez bien sur les pieds. Non pas pour l’odeur, mais parce que ce sont bien souvent les grands oubliés du corps, qui pourtant vous (sup)portent tous les jours. Et puis, avant d’avoir froid, glissez-vous sous votre douche bien chaude. Massez-vous encore sous l’eau, et s’il vous plait, sans savon. L’huile résiduelle va être chassée par l’eau et vous serez parfaitement hydraté(e) et purifié(e) au sortir de cette douche. Néanmoins, si vous avez besoin d’une assurance propreté, vous pouvez ajouter une cuillère à café de bicarbonate de soude à votre préparation, et faire de ce massage, un gommage doux. Le bicarbonate est un anti-bactérien, vous serez « décapé » et hydraté.
 
La sensation de bien-être devrait vous permettre d’accéder à ce lâcher prise salutaire. Vous pouvez ensuite prendre un petit temps de méditation, en vous imaginant, au fur et à mesure des inspirations, vous emplir de lumière !
 
Pour information, mon cabinet reste ouvert pour cette période de confinement. Je vous propose d’ailleurs le soin aux huiles essentielles à 60 euros au lieu de 70, pour un moment de recentrage ! Retrouvez tous mes soins.
 
Doux dimanche de recentrage
 
PS : Si elle vous a plu, n’hésitez pas à faire tourner cette lettre. Si vous souhaitez vous abonner à ces infos : envoyez moi un mail à bauriana@gmail.com, et pensez à consulter mon blog pour retrouver tous mes articles.